Les gens changent. Les choses évoluent. Et j’ai décidé de consommer autrement et de m’intéresser à la nourriture au delà du simple geste de faire mes courses. J’ai voulu me tourner vers le bio, mais je me posais des questions : est-ce que le bio mérite des prix aussi élevés ? Le bio est-il vraiment mieux que les produits conventionnels? Et est-ce que tous les produits bio sont équivalents selon la provenance? Autant de questions qui m’ont amené à lire ce livre : Les imposteurs du bio par Christophe Brusset, ingénieur dans l’agroalimentaire pendant 25 ans et qui nous aide à mieux comprendre la notion du bio. Parce que je veux bien dépenser plus cher mais je ne veux pas être le dindon de la farce!

  • 1: Attention aux tricheurs!

Ce qu’il faut savoir c’est que le Bio est un marché qui ne fait que croitre depuis 10 ans et je pense qu’avec la situation actuelle , le bio va encore prendre de la valeur.! Et les industriels l’ont bien compris! Leur but premier est de faire le plus de profit possible alors comme ils voient le bio un peu comme la poule aux oeufs d’or , tout le monde s’y met ou tout le monde essaie de nous faire croire que c’est “naturel”!

L’auteur commence par vouloir attirer notre attention sur les fausses pubs qu’on voit partout avec des slogans, des images alléchantes qui nous font penser que c’est green! même super green ( référence au film Le cinquième élément).

Ces grandes industries nous bernent avec des astuces marketing pour tenter de nous persuader qu’elles sont écologiques et ainsi améliorer leur image . On va vous parler de terroir, de naturel, de bio ceci ou bio cela. Et on vous montrera de belles images qui font appel aux codes du bio alors qu’il n’y a rien de bio dans leurs produits. Qui ne se sent pas bien en voyant de beaux paysages , avec de beaux animaux en liberté , dans un beau champ de fleurs? Ou de souriants paysans au milieu d’un champ de colza qui se trouvent près de leur vache adorée? Ne vous laissez pas abuser par les belles paroles et les belles images! Car ils ont bien compris que nous, consommateurs, on achète avec nos émotions et pas avec notre tête !

  • 2 : Les labels bio

Il existe une trentaine de logos pour le bio mais 2 sont dits officiels : AB et Eurofeuille. Sachez que les produits qui ont ces logos sur leur emballage ont suivi un cahier des charges minimum. Comme : le respect des écosystèmes, des espaces naturels, de la fertilité des sols, la non utilisation des produits chimiques de synthèse, du respect du bien-être animal, avec un plus grand espace et un accès vers l’extérieur, des animaux nourris au bio, de la gestion responsable des ressources naturelles…. Sont interdits : les produits chimiques de synthèse ( engrais, pesticides, additifs) ainsi que les OGM, l’irradiation. 50 additifs autorisés au lieu de 300 dans les produits conventionnels. Et au moins 95% d’ingrédients naturels.

MAIS!

Tous les labels bio ne se valent pas! Certains comme Bio cohérence, Bio partenaire, Nature et progrès , vont plus loin et sont plus exigeants!

  • 3: Gare à la fraude!

Le Bio ayant le vent en poupe , de nombreuses industries, ou agriculteurs se tournent vers ce marché! Il existe bien sûr des contrôles mais malheureusement pas assez ! Les contrôles se font parfois à des moments de l’année où le taux de production est au plus bas comme en hiver et ne reflètent pas la totalité du marché. Certains trichent même, en traitant avec des produits interdits en dehors des heures du bureau.

Soyons vigilants! Acheter bio ne nous met pas à l’abri de tomber sur des produits de mauvaise qualité ou trop riche en gras, sucre , sel…. Sachez que les produits bio les plus qualitatifs sont souvent les plus rares et les plus chers! “Si vous voulez réduire les pesticides, les additifs les plus controversés, acheter du bio en grandes surfaces est une bonne démarche” . Mais si vous voulez être plus exigeants, acheter du bio local pour privilégier le circuit court.

  • 4 : Pourquoi plus cher ?

C’est normal que le bio soit plus cher : il y a plus de travail , il faut plus de main d’oeuvre, il y a différentes méthodes, ou plus de techniques spécifiques.

MAIS

Il ne faut pas se leurrer, ce sont les marges que se prennent les grandes surfaces en passant ( en moyenne 75% plus cher que les produits conventionnels) qui font grimper les prix jusqu’en haut de la montagne! Et certains produits atteignent des records de plus de 100% comme pour la pomme, la tomate, ou la pomme de terre. N’oublions pas que le but premier de nos industries , c’est le profit, gagner plus , en payant moins ! Ce ne sont pas nos pauvres agriculteurs qui se retrouvent avec un revenu plus imposant ! De plus, nous consommateurs, on sait que le bio est plus cher, alors on ne se pose pas toujours la question . Du coup, ils exagèrent les prix! Mais c’est honteux de priver les gens les plus démunis à un marché plus sain. Tout le monde devrait pouvoir avoir accès à une alimentation plus saine.

DONC

Achetons des produits locaux pour favoriser nos producteurs et le circuit court! En 1963, il y avait 4 millions d’agriculteurs et aujourd’hui il en reste 900 000! Par contre, les exploitations agricoles françaises bio sont passées de 3600 à 41 000 en plus de 20 ans!

  • 4: Le bio d’ailleurs , que vaut-il?

Il vaut déjà que l’impact carbone est désastreuse ! On se demande bien pourquoi aucune restriction se retrouve dans les cahiers des charges et pourquoi des légumes bio consommés en France étaient locaux à seulement 77% ? Et on ne parle pas des produits exotiques! On importe beaucoup de légumes, des fruits, des épices, des produits de la mer ? , de la fumaison. Sachez que les produits UE ont la même législation et le même réferentiel bio.

MAIS

La fraude est toujours là , et bien présente ! L’auteur souligne le fait qu’on en trouve pas mal en Espagne et en Italie. Concernant les pays non UE, 20% sont considérés comme équivalents comme les Etats-Unis , “pays de la malbouffe, des OGM, de l’élevage aux hormones et du traitement des viandes au chlore.” Mais également, l’Inde, la Tunisie, ou le Costa Rica; des pays qui sont pointés du doigt par l’auteur. Les certificats ne sont pas toujours des plus sérieux! Et les usines sont loin d’être au norme, bien en retard dans leur standard de qualité par rapport à la France. Les autres 80% , comme la Chine ( le plus grand exportateur de bio), l’Ukraine, la Turquie, le Pérou, la République dominicaine, les Emirats arabes, les fraudes sont légions! Et les sanctions si risibles!

  • 5: Le bio , ami de notre santé?

Des études ont démontré une diminution de 25% du risque du cancer chez les consommateurs “réguliers” de bio par rapport aux consommateurs de produits conventionnels. Peut-être est-ce dû à la moins grande présence de pesticides, ou à plus de micronutriments présents dans l’agriculture bio? Mais attention! Le bio ne veut pas dire que le nutriscore soit parfait! Il peut y avoir trop de sel, trop de gras ,trop de sucre! Personnellement, j’aime bien utiliser l’application Yuka qui m’aide à voir plus claire dans les étiquettes quand j’ai un doute sur le produit concernant ses nutriments. Alors oui le bio est meilleur mais ce n’est pas un absolu car il y a beaucoup à améliorer.

  • 6: Et la cosmétiques bio ?

Beaucoup de flous derrière cette catégorie car il n’existe pas de cahiers de charges officiels! Les cosmétiques bio doivent respecter certaines exigences minimales du règlement CE1223/2009 comme : l’innocuité ( aucun effet néfaste) l’étiquetage, les substances autorisées. Les ingrédients doivent figurer dans la liste INCI afin de savoir ce que contiennent les produits. Le problème est que les quantités ne sont pas transmises! Du coup, comme pour l’alimentation, les ingrédients sont rangés par ordre décroissant sur l’étiquetage. Vous pouvez utiliser une application comme YUKA ou QUE CHOISIR ou INCI BEAUTY . En tout cas, depuis 2013, il n’y a pas d’expérimentations sur les animaux!

DONC

Pas de cahier de charges du coup, rien n’est légalement défini et donc il y a beaucoup de fausses pub, de fausses manœuvres marketing pour nous faire penser que c’est “naturel”. Mais certains professionnels ont crée leur propre cahier des charges comme COSMOS qui a été adopté par Cosmebio ou Ecocert. Dedans on retrouve : pas d’OGM, pas d’irradiation, pas de procédés toxiques ni polluants et au moins 95% d’ingrédients naturels mais pas forcément bio! NATUREL veut dire : eau, minéraux, agro-ingrédients physiquement et chimiquement transformés. PAS NATUREL veut dire : les conservateurs et les dérivés pétrochimiques .

MAIS

95% ça reste assez pour mettre des ingrédients polémiques!!!! Un label que l’auteur recommande est Nature et progrès créé en 1964 qui possède aussi un cahier des charges qui est plus stricte! Et la Slowcosmetique qui n’est pas un label mais une distinction qui privilégie des ingrédients naturels et bio. Mais sachez que tous ces cahiers des charges ont été créés par les fabricants eux-mêmes, qui ne vont pas se tirer une balle dans le pied et vont toujours aller dans le sens de leur portefeuille. L’auteur nous met en garde contre les étiquettes et les mots comme “naturel” “France” “bio” Rien ne les certifie!!!

  • 6 : Comment bien choisir ?

Il existe des applications qui sont assez intéressantes notamment Yuka que j’utilise depuis longtemps et qui m’aide pour comparer ou pour savoir si le produit n’est pas trop mauvais. Je découvre aussi Open Food Facts avec la présence du nutriscore, vous savez ce code couleur en 4 versions ( rouge orange vert clair et vert foncé ) qu’on voit de plus en plus, même à la télé . Cette application nous renseigne aussi sur les ingrédients à risque et les additifs! Elle complète Yuka . Mais attention encore une fois, ces applications ne sont pas parfaites !

  • 7 : Conclusion de l’auteur

Vous devez choisir :

  • une liste d’ingrédients la plus courte
  • le moins d’additifs possible
  • locaux et de saison
  • équitable et durable
  • bio

J’espère que ce résumé vous a donné envie d’en connaitre un peu plus sur le sujet! Nous sommes maitres de ce qu’on nous donnons à notre corps! Nous prenons soin de notre maison, revenons à l’essentiel et cela passe par la cuisine !

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